jeudi, 19 avril 2012

FEMME

Femmes-fleurs; hommes-colibris à vos corolles. Femmes-flèchesau beau milieu du coeur des hommes. Femmes-fils; mâles amarrés entre vos cils. Femmes-fielset coups de langue pourfendeurs d’hommes. Femmes folleset coeurs pendus à vos délires.
O Femmes ! si fleurs, si flèches, si fils, si fiels, si folles !
 

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !
 

Femmes-cannes; amadouement de vos yeux doux. Femmes-gammes; fards fa et phares, enluminures. Femmes-rameset mâles drainés en vos eaux vives. Femmes-lames; que d’hommes péris aux creux de vos larmes ! Femmes-flammes; coeurs consumés entre vos bras.
O Femmes ! si cannes si gammes si rames si lames si flammes !

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !
 

Femmes floueset toupies folles pour bagatelles. Femmes-trèfles; cartes pamées pour roi de coeur. Femmes-fesses; espèces sonnantes et trébuchantes. Femmes (en) laisse ; sueurs sangs et eaux sous trique mâle. Femmes flasques; peines en chaînes, plaintes sans fins.
O Femmes ! si floues si trèfles si fesses en laisse et flasques !

Mais femmes d’effort par-dessus tout. Force de l’âme et forces vives au coeur des forces et de l’effort !

Depuis le temps d’avant jadis, avant le temps des premières souffrances et des premières délivrances, ton nom courait déjà le vent aux côtés des lucioles sans âge. Ton regard un matin troubla l’astre du jour. Ta lumière irradia les entrailles des ténèbres et le serpent de vie prit possession de ton corps puis répandit en toi le venin de connaissance, tandis qu’il s’abreuvait du lait de ta candeur. Neuf lunes ont grossi sur ton ventre et tu connus le poids de la charge primordiale. La clarté d’un midi s’ouvrit sur tes genoux. Tu livras à la vie l’homme en sa livrée d’homme. Tu nourris un pays de ta sueur ta chaleur et la chair de ton corps. Qui daignerait aujourd’hui sur ton nom blasphémer ?

Quel homme oserait donc, ô femme, parler de toi sans avoir mesuré durant sept siècles et plus le suc de sa salive ? Quelle femme ne se saurait avant toute chose femme, hors des babils et commérages, hors des névroses confidentielles qui sèment tumeurs et malveillances sous le faîtage des demeures ?
O Femme, que ma bouche épelle ton nom, mes paroles ne sont que fumée sous l’anse de ton chaudron de terre. La fumée suivra son chemin. Le chaudron portera ses fêlures. Tes trois pierres, elles, demeureront. Tu es la nef du grand navire et la mamelle de nos futurs.

Joby Bernabé , Fanm.

Ecoute  : http://www.deezer.com/fr/#/search/joby%20bernab%C3%A9

 

Quel paradigme pour quelles alternatives ?

lundi, 16 avril 2012

17 Avril: Plus de 250 actions dans le monde pour la Journée Internationale des luttes paysannes

Communiqué de presse – La Via Campesina

(Djakarta, 16 avril 2012) Paysannes et paysans et leurs alliés célébreront la Journée Internationale des luttes paysannes demain, le 17 Avril 2012 en organisant plus de 250 actions et manifestations partout dans le monde.

Cet événement commémore le massacre de 19 paysans sans terres qui réclamaient le droit à la terre et à la justice en 1996 au Brésil (1). La liste complète des actions, allant de conférences universitaires à des occupations de terres, est disponible sur le site www.viacampesina.org

Cette année le mouvement international La Via Campesina se mobilise en opposition à l’offensive actuelle de certains états et de grandes multinationales pour s’approprier des terres que les paysans et paysannes cultivent depuis des siècles partout dans le monde. Ce que demandent les paysannes et les paysans est simple: ils demandent de pouvoir accéder à la terre pour nourrir leurs communautés. Quand les multinationales s’approprient des terres, elles développent d’énormes plantations de monocultures destinées à l'exportation. Cela ne fait qu’augmenter la faim, les crises sociales et des désastres écologiques tels que les changements climatiques.

Demain les organisations paysannes et leurs alliées vont réclamer des terres au Brésil, dans tout le pays, elles vont organiser des mobilisations de masse pour protester contre les accaparements de terres à Tete au Mozambique ainsi que devant la Cour Constitutionnelle à Djakarta, en Indonésie. A Bruxelles, elles vont lancer une parodie de site internet de la Commission européenne pour célébrer les 50 ans de la Politique Agricole Commune.

Cette journée d’action aura lieu quelques jours avant la Conférence de la Banque Mondiale sur la Terre et la Pauvreté qui se tiendra à Washington D.C., du 23 au 26 avril 2012. Les mobilisations de Via Campesina proclameront l’opposition totale des paysannes et des paysans à l’initiative de la Banque Mondiale pour les Investissements Responsables en Agriculture (RAI) supposée empêcher les abus des accaparements de terres mais qui en fait légitime l’appropriation des terres agricoles par des grandes sociétés et des investisseurs publics de certains pays.

“Dans la dernière ligne droite avant le Sommet de la Terre Rio+20, les paysans, paysannes, les défenseurs de la souveraineté alimentaire ainsi que les mouvements pour une agriculture paysanne durable s’opposent au « capitalisme vert » actuellement promu au niveau international. Nous pensons que la terre, l’eau, les semences et toutes les ressources naturelles doivent rester dans les mains des paysannes et des paysans afin qu'ils puissent les préserver et nourrir le monde. Elles ne doivent pas passer sous le contrôle des entreprises multinationales qui cherchent à augmenter leurs bénéfices et non à répondre aux besoins des peuples”, a dit Henry Saragih, le coordinateur général de La Via Campesina.

Pour les interviews et pour plus d’informations

Henry Saragih (en anglais): +62 811655668 (Indonésie)

Itelvina Masioli (en espagnol ou portuguais): + 55 11 63 59 00 44. (Brésil)

Josie Riffaud (en Français) + 33(0) 6 13 10 52 91 (France)

Ibrahim Coulibaly (en Français) : +22366761126 (Mali)

Plus d’information sur www.viacampesina.org

e-mail: viacampesin@viacampesina.org

(1) Le 17 avril 1996, dans l’Etat de Pará, à Eldorado dos Carajás, la police militaire de l’Etat a tiré sur des paysannes et paysans du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terres (MST), tuant 19 personnes. Ce même jour 1500 femmes et homes du MST occupèrent et bloquèrent l’autoroute BR-150 à Eldorado dos Carajás, avec l’intention de faire pression sur l’Etat et sur le gouvernement fédéral en faveur de la réforme agraire. Aux environs de 16h 155 des policiers militaires de deux brigades de l’Etat ont encerclé les manifestants sur l’autoroute, en lançant des grenades lacrymogènes, faisant usage de munitions réelles et de tirs de mitrailleuses. En plus des 19 membres du MST tués durant le massacre, trois autres moururent de leurs blessures et 69 personnes furent blessées. Les autorités de l’État, la police, l’armée et de puissants propriétaires terriens locaux furent impliqués dans la préparation et l’exécution du massacre. Quinze ans plus tard aucun des responsables du massacre à Eldorado dos Carajás n’a été emprisonné ou puni.

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La Via Campesina
Via Campesina is an international movement of peasants, small- and medium-sized producers, landless, rural women, indigenous people, rural youth and agricultural workers. We are an autonomous, pluralist and multicultural movement, independent of any political, economic, or other type of affiliation. Born in 1993, La Via Campesina now gathers about 150 organisations in 70 countries in Asia, Africa, Europe, and the Americas.

International Operational Secretariat:
Jln. Mampang Prapatan XIV no 5 Jakarta Selatan 12790, Indonesia
Tel/fax: +62-21-7991890/+62-21-7993426
Email: viacampesina@viacampesina.org

Source : www.viacampesina.org
Extrait le 16 / 04 2012

dimanche, 15 avril 2012

Agriculteurs et produits chimiques

Ce reportage sera diffusé le 17 avril 2012 vers 22h45 sur FRANCE 2

Regardez, diffusez en masse.