jeudi, 26 janvier 2012

Spiruline au Burkina Faso

La spiruline est plus qu’un complément alimentaire !


La spiruline est une algue microscopique a haute valeur nutritive qui recèle beaucoup de qualités inexploitées par manque d’intérêt.
La spiruline est une algue microscopique qui appartient à la grande famille des algues bleu-vert. La spiruline existe telle quelle depuis plus de trois milliards d’années. Il existe 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement cultivé est la Spirulina platensis.

 

 

 


La haute valeur nutritive des algues bleu-vert était utilisé par les Aztèques ou au bords du lac Tchad (le dihé est notamment consommée par les femmes enceintes et durant les périodes de pénurie alimentaire).
Elle renferme de 55 % à 70 % de protéines d’excellente qualité (proportion des acides aminés et digestibilité optimales), ce qui représente de 2,5 g à 3,5 g par dose de 5 g. La spiruline est une source exceptionnelle de caroténoïdes variés, constitue une excellente source de fer, d’acide gamma-linolénique (acide gras insaturé de la famille des oméga-6), phycocyanine (antioxydant), de chlorophylle et de petites quantités de plusieurs minéraux.


Les enzymes comme la chlorophylle, le bêta-carotène, les caroténoïdes sont de puissants antioxydants qui luttent activement contre les radicaux libres responsables du vieillissement des cellules.
La spiruline est aussi beaucoup utilisé par les sportifs pour son apport en fer (oxygénation musculaire) et en beta-carotène, pour prévenir et traiter les anémies ainsi que les risques de surentrainement.


La spiruline fait partie des compléments alimentaires ou plutôt des aliments à haute densité nutritionnelle ( comme le germe de blé, la levure de bière, le soja, les fruits secs, le foie, les œufs …), elle est, pour cela, souvent considérée comme un coupe faim.
Depuis les années 1990, la spiruline est utilisée pour les enfants malnutris.
Au niveau environnemental, elle est très efficace par son rendement de 50 tonnes récoltables par hectare et par an pour une consommation d’eau de 2500 litres par kilogrammes de protéines. En comparaison, le bovin est 160 kg/ha/an pour 100000 litres/kg de protéines, le riz 200 kg/ha/an pour 37500 litres/kg de protéines…
De plus sa récolte peut se faire tous les jours car sa reproduction est perpétuelle. Elle peut aussi avoir pour objectif l’alimentation animale ou la purification des eaux usées.
Si la spiruline existe à l’état naturel dans les lacs, elle est de plus en plus cultivée en bassin artificiel notamment dans le sud de la France ou se dévellope un reseau de production de spiruline artisanale.


Les seules limites de la spiruline viennent de l’endroit ou elle est cultivé (pollution) et du manque d’études cliniques sur les femmes enceintes ou allaitantes et sur ces bienfaits supposés : stimulation du système immunitaire, leucoplasie et prévention du cancer, contrôle de la glycémie, trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), lutte contre la calvitie ou les mémoire défaillante, lutte contre certains pathogènes (VIH, micro-organismes responsables de la pneumonie, les agents de chimiothérapie ou de radiothérapie anticancéreuse)…
La spiruline reste vraiment à découvrir en choisissant de préférence une spiruline cultivée dans le respect de la nature et des hommes !

Source: http://tchadonline.com/la-spiruline-est-plus-quun-complem...

Extrait le 26 janvier 2012


 

La spiruline, l’aliment du 3e millénaire

La spiruline est un micro-organisme, capable de photosynthèse et se reproduisant rapidement ; son nom vient de l’aspect de filament spiralé qu’il présente au microscope ; sa dénomination scientifique est Arthrospira platensis. La spiruline fait partie des cyanobactéries, premiers organismes apparus à la surface de la Terre, il y a plus de 3 milliards d’années…

Depuis vingt ans, en Chine, la spiruline a été élevée au rang d’aliment national ; son développement soutenu, des exploitations à échelle industrielle se sont multipliées comme aux États-Unis ou en Inde. L’avenir et le potentiel de la spiruline ne sont plus à démontrer, toutefois son mode de production est l’enjeu actuel pour répondre à la demande croissante.

A contre courant de ces grosses productions, un « business-modèle français » a émergé en favorisant des fermes décentralisées, à échelle humaine et privilégiant les circuits courts. D’une dizaine de producteurs Français en 2005, leur nombre dépasse maintenant soixante dix, principalement basés dans les trois régions du sud du pays : Languedoc Roussillon, PACA et Midi Pyrénées.

La Spiruline, une filière émergente

  • Historique ( en France)

En 2005, à l’initiative de M Claude Villard, une initiation-formation sur la culture de spiruline voit le jour au CFPPA de Hyères dans le var. Dès 2006 une dizaine de producteurs s’installent et rapidement ce nombre progresse, aujourd’hui le nombre d’installations annuelles est estimé à plus d’une vingtaine.

Sur la demande de la FNAB, en juin 2009, une quarantaine de producteurs se réunissent à Avignon, pour statuer sur le cahier des charges biologique de la profession. Le constat est immédiat : la profession a besoin de se structurer, établir le cahier des charges, élaborer les normes collectives de production, et se positionner devant les importations incontrôlées toujours plus massives.

La première journée de la spiruline et du développement durable est organisée en octobre 2009 dans l’Hérault réunissant : ONG, scientifiques, organisme formateur, et producteurs. Ils décident a l’unanimité de créer : « LA FEDERATION DES SPIRULINIERS DE FRANCE », ce terme définit les producteurs de spiruline indépendants de France.

Depuis la création de la formation - initiation au CFPPA de Hyères, le nombre de producteurs augmente de 20 % par an, le nombre de producteurs est estimé à plusieurs centaines dans les cinq années à venir. Cette production ne représente pourtant que 10 à 20% de la consommation française. Le reste est couvert actuellement par les importations industrielles non contrôlées. De plus, la croissance de la consommation actuelle est estimée à 10% par an, en sachant qu’aucune campagne commerciale, n’a jamais été réalisée. Cette croissance est le résultat de l’information entre producteurs et consommateurs.

  • Programme de développement de la filière

La création de cette filière est un exemple de développement agricole spontané, unique en Europe, réparti sur les deux tiers des régions Françaises. La Fédération des Spiruliniers de France a déposé ses statuts en Décembre 2009. C’est une jeune fédération en pleine structuration qui réunit 80% des producteurs.

La Fédération et son programme 2011-2013, cinq actions prioritaires ont été définies :
1. Structurer le groupement des producteurs,
2. Mettre en place la démarche qualité chez les spiruliniers français,
3. Améliorer les modes de culture actuelle (ingénierie, écologie),
4. Elaborer un Cursus de Formation de Spirulinier et sensibiliser le public,
5. Échanger avec la filière dans les pays du Sud.

  • Les bienfaits de la spiruline

Des propriétés nutritives sans équivalent. Son palmarès sur un plan diététique est impressionnant. Cette petite algue bleue détient les plus hautes teneurs en protéines (60 à 70%) complètes et de qualité, en fer, en vitamine B12, en béta-carotène et en acide gamma linoléique. La spiruline est également riche en antioxydant, minéraux, oligoéléments, pigments et vitamines A, B, D, E et K. Enfin, elle est aussi riche en calcium, phosphore et magnésium que le lait. (Voir annexe Apports nutritif 10 gr spiruline). Au cours de la Conférence Internationale sur l’Alimentation de 1974, la spiruline a été reconnue comme aliment du 3ème millénaire par l’ONU. Elle offre un potentiel unique dans la lutte contre la malnutrition.

  • Une culture respectueuse de l’environnement

Sa culture requiert dix fois moins d’eau que n’importe quelle autre culture, pour un rendement protéique à l’hectare (30 à 50 tonnes) quinze fois supérieur au Soja (2,5 tonnes). (Voir annexe graphiques) Elle nécessite vingt fois moins d’eau que pour la culture céréalière, et 100 fois moins que l’élevage pour un rendement protéique cent fois supérieur (0,16 tonnes protéines à l’hectare pour l’élevage) Son séchage est effectué à moins de 60°C, en séchoir solaire et son conditionnement est fait sans conservateur, ni colorants. La spiruline est cultivée sans aucun fongicide, herbicide, ni insecticide, culture hors sol, elle ne provoque aucune nuisance sur l’environnement. Son rendement à l’hectare est très élevé. Grande productrice d’oxygène la culture n’émet pas de gaz à effet de serre (GES), au contraire elle consomme environ 40 tonnes de CO2 par hectare et par an.

Source: http://www.apeas.fr/Journee-Nationale-de-la-Spiruline.html

Extrait le 26 janvier 2012